Le goûter de 16 heures, le seul de la journée qui compte vraiment

Un enfant de huit ans déjeune vers midi et dîne vers dix-neuf heures trente. Sept heures et demie séparent les deux, c'est plus qu'un adulte n'en tient sans café. Le goûter n'est donc pas une gourmandise tolérée, c'est le quatrième repas, celui qui évite d'arriver affamé à table.
Ce qu'on y met
Un produit céréalier tient la base : du pain, des céréales complètes, des biscuits simples type petit-beurre, une part de gâteau maison. Un fruit à côté, frais ou en compote. Un laitage si l'enfant a faim, lait, yaourt, fromage blanc.
Deux formules suffisent à couvrir la semaine. Pain avec un carré de chocolat et une pomme, ou yaourt nature avec des morceaux de fruit et deux biscuits. Le reste est de la variation.
L'eau est la boisson du goûter. Les jus, sodas et boissons lactées sucrées se comportent comme des bonbons liquides, ils calent peu et sucrent beaucoup.
Le vrai problème n'est pas le contenu
C'est la durée. Un goûter qui commence à seize heures et se prolonge en allers-retours vers le placard jusqu'au dîner devient un grignotage continu. L'enfant n'a plus faim à table, mange peu, puis réclame en soirée.
La règle qui marche est simple : le goûter se prend assis, à un endroit donné, une fois. Ce qui est servi est servi, et le placard se referme ensuite. Cela paraît rigide écrit ainsi, mais c'est précisément ce cadre qui évite les trois heures de négociation.
Le goûter à l'école et au centre de loisirs
Beaucoup d'établissements fournissent le goûter du périscolaire. Regardez ce qui est servi : si c'est un produit céréalier et un fruit, rien à ajouter dans le sac. Si c'est systématiquement un gâteau industriel et un jus, un fruit apporté de la maison rééquilibre sans faire d'histoire.
Les anniversaires de classe, les fêtes et les sorties sortent de cette logique et n'ont pas à être encadrés. Ils sont trop peu fréquents pour peser, et en faire un sujet crée plus de problèmes que la part de gâteau elle-même.
Et le goûter du soir, après le dîner ?
Il n'a pas lieu d'être. Un enfant qui réclame systématiquement quelque chose après le repas a souvent trop peu mangé à table, parce qu'il avait grignoté avant. C'est le même problème vu de l'autre bout de la journée.
S'il a vraiment faim, un fruit ou un verre de lait convient mieux que des biscuits, et la question se règle en amont, en regardant ce qui s'est passé entre seize et dix-neuf heures.