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Le petit déjeuner de l'enfant : ce qu'il faut vraiment dedans

Rédaction Nutrition Enfance · Mis à jour le 20 septembre 2026
Le petit déjeuner de l'enfant : ce qu'il faut vraiment dedans
L'essentielUn produit céréalier, un produit laitier, un fruit, de l'eau. C'est tout, et cela tient en cinq minutes. Le pain vaut mieux que la plupart des céréales du commerce, et un enfant qui n'a pas faim au réveil n'est pas un enfant qui saute son petit déjeuner.

La composition recommandée est la même depuis vingt ans et tient en quatre lignes. Ce qui fait échouer les matins n'est presque jamais le contenu, c'est le temps et l'appétit.

Les quatre briques

Un produit céréalier. Du pain, avec un peu de beurre ou de confiture. Des biscottes, des flocons d'avoine, du pain complet si l'enfant l'accepte. Ce sont les glucides qui tiennent jusqu'au déjeuner.

Un produit laitier. Lait, yaourt nature, fromage blanc, un morceau de fromage. Pour un enfant de moins de trois ans, le lait de croissance garde son intérêt.

Un fruit. Entier de préférence, en quartiers, en compote sans sucre ajouté, ou pressé. Un jus industriel, même pur jus, apporte le sucre du fruit sans les fibres, ce n'est pas équivalent.

De l'eau. Le lait compte comme aliment, pas comme boisson.

Le piège des céréales du petit déjeuner

C'est le point où l'écart entre l'image et la réalité est le plus grand. Beaucoup de céréales vendues pour les enfants contiennent entre vingt-cinq et trente-cinq grammes de sucre pour cent grammes, soit près d'un tiers du paquet. Les pétales fourrés, les billes chocolatées et les céréales miel montent souvent plus haut que les biscuits.

Deux gestes suffisent à s'y retrouver. Regarder la ligne « dont sucres » du tableau nutritionnel et écarter ce qui dépasse quinze grammes pour cent grammes. Et se souvenir qu'une tartine de pain avec un peu de confiture apporte bien moins de sucre qu'un bol de céréales sucrées, pour un prix trois fois moindre.

L'enfant qui n'a pas faim le matin

C'est fréquent, surtout chez ceux qui se lèvent tôt ou qui ont dîné tard. Forcer ne sert à rien et installe un conflit quotidien.

Trois choses marchent mieux. Avancer le coucher d'une vingtaine de minutes, ce qui décale le réveil et laisse le temps à l'appétit de venir. Décaler le petit déjeuner de dix minutes, en s'habillant d'abord et en mangeant ensuite. Ou accepter un format réduit, un yaourt et un fruit, complété par un vrai encas à l'arrivée à l'école quand l'établissement le permet.

Un dîner trop copieux ou trop tardif explique beaucoup de matins sans faim. Si votre enfant mange à vingt heures trente et se lève à sept heures, dix heures et demie seulement séparent les deux repas.

Ce qui n'est pas nécessaire

Ni jus d'orange systématique, ni céréales enrichies en vitamines, ni boisson chocolatée spéciale croissance. Aucun de ces produits n'apporte quoi que ce soit qu'un petit déjeuner ordinaire ne couvre déjà.

Le petit déjeuner n'a pas non plus besoin d'être sucré. Du pain avec du fromage, un œuf, ou un reste de la veille conviennent parfaitement. Beaucoup d'enfants s'en accommodent mieux qu'on ne le suppose, et cela règle du même coup la question du coup de fatigue de onze heures.

Sources. Programme national nutrition santé, repères alimentaires pour les enfants, mangerbouger.fr. Anses, actualisation des repères alimentaires du PNNS, 2019. Santé publique France, recommandations sur le petit déjeuner et le rythme des repas.
Information, pas avis médical. Nutrition Enfance est un site indépendant, rattaché à aucune institution. Les repères ci-dessus valent pour un enfant en bonne santé et ne remplacent pas l'avis du médecin qui suit le vôtre.